Fiscalité immobilière 2025 : ce qui change pour les investisseurs.

Fiscalité immobilière 2025 : ce qui change pour les investisseurs.

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Fiscalité immobilière 2025 : ce qui change pour les investisseurs

En 2025, la fiscalité immobilière en France se transforme de manière significative, influençant directement les stratégies des investisseurs. Ces évolutions concernent divers aspects, tels que les dispositifs de défiscalisation, la taxation des plus-values, les droits de mutation et les exigences en matière de performance énergétique. Ici, nous examinons en détail ces changements, leurs implications et offrons des conseils pratiques aux investisseurs immobiliers.

1. Fin du dispositif Pinel et introduction du logement locatif intermédiaire (LLI)

En 2024, le dispositif Pinel, qui offrait des réductions d’impôt pour l’investissement locatif dans le neuf, a pris fin. Pour le remplacer, le gouvernement a instauré le logement locatif intermédiaire (LLI) afin de stimuler l’offre locative abordable.

1.1 Présentation du logement locatif intermédiaire (LLI)

Le LLI a pour objectif de rendre les logements plus accessibles en offrant des avantages fiscaux aux investisseurs. Parmi ces avantages :

  • TVA réduite : 10 % au lieu de 20 % lors de l’achat du bien.
  • Crédit d’impôt : équivalent à la taxe foncière pour une durée pouvant aller jusqu’à vingt ans.

Ces mesures réduisent le coût d’achat de 15 à 18 %, avec une rentabilité similaire à celle du Pinel, estimée entre 2,8 et 3 %.

1.2 Contraintes associées au LLI

Bien qu’avantageux, le LLI impose certaines contraintes :

  • Engagement de location : minimum de 15 ans.
  • Plafonds de loyers et de ressources : respect des plafonds fixés pour les loyers et les revenus des locataires.
  • Structure juridique : acquisition via une société civile immobilière (SCI), impliquant une codétention et des obligations juridiques comme la comptabilité et les assemblées générales.

Ces exigences peuvent être un défi pour les investisseurs débutants, surtout sans plafond d’investissement, contrairement au Pinel.

2. Réforme de la fiscalité des locations meublées non professionnelles (LMNP)

La loi de finances 2025 introduit des changements majeurs dans la fiscalité des locations meublées non professionnelles (LMNP), affectant directement les investisseurs en location meublée.

2.1 Réintégration des amortissements dans le calcul des plus-values

Auparavant, les amortissements déduits sur les revenus locatifs n’étaient pas pris en compte lors de la vente du bien. À présent, ces amortissements doivent être réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable, augmentant ainsi la base taxable et l’imposition lors de la revente.

2.2 Impact sur les résidences de services

Les résidences de services, telles que les résidences étudiantes, seniors et EHPAD, sont exemptées de cette règle. Les amortissements ne sont pas réintégrés dans le calcul de la plus-value pour ces types de biens, offrant ainsi un avantage fiscal aux investisseurs concernés.

3. Augmentation des droits de mutation à titre onéreux (DMTO)

Les droits de mutation à titre onéreux, souvent appelés « frais de notaire », ont augmenté en 2025, impactant directement le coût d’acquisition des biens immobiliers.

3.1 Détails de l’augmentation

Depuis avril 2025, chaque département peut augmenter sa part des DMTO, faisant passer le taux global de 4,5 % à 5 % du prix de vente du bien. Cette mesure, valable jusqu’au 30 avril 2028, est laissée à la discrétion de chaque conseil départemental.

3.2 Implications pour les investisseurs

Bien que cette augmentation puisse sembler minime, elle impacte directement le coût total d’acquisition d’un bien immobilier. Par exemple, pour un bien à 200 000 €, les DMTO passent de 9 000 € à 10 000 €. Il est donc crucial pour les investisseurs de vérifier régulièrement les décisions prises dans les départements où ils envisagent des acquisitions et d’intégrer ces nouveaux taux dans leurs simulations financières.

4. Réforme de la fiscalité des locations meublées (LMNP)

Parallèlement au durcissement fiscal sur les plus-values, le PLF 2025 modifie également les seuils et abattements du régime micro-BIC pour les locations meublées :

  • Location meublée longue durée (résidence principale du locataire) : aucun changement.
  • Location meublée non classée (type Airbnb) : réduction du seuil de chiffre d’affaires et de l’abattement forfaitaire.
  • Location meublée classée (meublés de tourisme, chambres d’hôtes) : baisse du seuil et des avantages fiscaux.

Ces ajustements s’ajoutent aux nouvelles restrictions imposées aux locations de courte durée, comme la limitation à 90 jours par an, l’obligation d’obtenir une autorisation municipale ainsi que l’application des critères de performance énergétique (DPE) aux meublés de tourisme.

5. Réformes fiscales liées à la performance énergétique des logements

La transition énergétique se reflète également dans la fiscalité immobilière en 2025, avec des mesures incitant à la rénovation énergétique des biens.

5.1 Interdiction de location des logements classés G

Depuis le 1er janvier 2025, il est interdit de louer un logement classé G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Cette mesure vise à encourager la rénovation des biens énergivores et à améliorer la qualité du parc immobilier locatif.

5.2 Incitations fiscales pour les rénovations énergétiques

Pour encourager les propriétaires à réaliser des travaux de rénovation énergétique, des incitations fiscales sont mises en place, incluant des crédits d’impôt et des subventions. Ces initiatives visent à améliorer la performance énergétique des logements tout en réduisant leur impact environnemental.

6. Autres mesures sur la fiscalité immobilière 2025 notables

D’autres mesures fiscales notablement influencent les investisseurs immobiliers en 2025 :

  • Prolongation du Prêt à Taux Zéro (PTZ) : Le PTZ est prolongé jusqu’en 2027, offrant un soutien aux primo-accédants et aux investisseurs dans le neuf.
  • Réforme de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) : Introduction d’un abattement spécifique de 30 % sur la valeur des biens loués longue durée avec conditions de loyer modéré.
  • Augmentation des droits de succession et de donation : Application d’une décote écologique pour les biens classés A ou B transmis aux descendants directs, réduisant l’assiette taxable de 20 %.

7. Conseils pratiques pour les investisseurs immobiliers

Face à ces évolutions fiscales, il est crucial pour les investisseurs de :

  • Repenser leur stratégie d’investissement : En tenant compte des nouvelles contraintes et opportunités fiscales.
  • Anticiper les impacts fiscaux : En intégrant les réformes dans leurs simulations financières et ajustant leurs objectifs de rentabilité.
  • Se tenir informés : En suivant régulièrement les actualités fiscales et en consultant des experts pour optimiser leur portefeuille immobilier.

Pour simplifier la gestion de vos biens immobiliers et optimiser votre fiscalité, des outils en ligne tels que Logiciel-gestion-immobilier.com peuvent se révéler très utiles. Cette plateforme propose des fonctionnalités pour :

  • Gérer vos biens immobiliers : Suivi des loyers, des charges et des documents administratifs.
  • Automatiser la facturation et les quittances : Simplification de la gestion comptable et administrative.
  • Suivre les paiements des loyers : Alertes en cas d’impayés et suivi des encaissements.
  • Gérer votre SCI : Comptabilité, suivi des associés et des assemblées générales.
  • Générer des documents : Baux, états des lieux et autres documents juridiques.
  • Recevoir des alertes : Renouvellements de baux, échéances fiscales et autres notifications importantes.

En adoptant ces outils et restant informés des évolutions fiscales, vous serez mieux préparés à naviguer dans le paysage immobilier de 2025 et à optimiser vos investissements.

Auteur/autrice : Julie Dacantes, Juriste

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